Éric Larchevêque : Fortune, patrimoine, revenus et allocation de sa richesse

Points clésPrécisions essentielles
💰 Fortune estiméePatrimoine virtuel de 340 à 375 millions d’euros selon Challenges
🔐 Succès entrepreneurialCofondateur de Ledger, licorne française sécurisant 22% des bitcoins mondiaux
📊 Richesse non liquideZéro revenu direct, tout réinvesti en actions non cotées
🏡 Train de vie mesuréVit en Sologne, refuse l’ostentation et privilégie la liberté de dire non
⚖️ Position fiscaleA payé 10 millions d’impôts mais s’oppose à la taxe Zucman
🎯 Philosophie d’investissementMiser sur les entrepreneurs résilients plutôt que sur les projets seuls

Je vais être honnête avec vous : quand j’ai découvert les chiffres autour de la fortune d’Éric Larchevêque, j’ai d’abord pensé « encore un gars qui nage dans l’or ». Sauf que la réalité, comme souvent dans l’entrepreneuriat, est bien plus nuancée. Ce type a cofondé une licorne française, vend des millions de portefeuilles crypto dans le monde entier, et pourtant il vous dira les yeux dans les yeux qu’il ne roule pas sur l’or. Étrange, non ? 🤔

Éric Larchevêque incarne ce paradoxe moderne de l’entrepreneur riche sur le papier mais pas forcément liquide. Son parcours, de Vierzon jusqu’aux plateaux de M6, révèle une conception de la richesse qui détonne avec les clichés habituels. Et franchement, ça m’intéresse bien plus que les énièmes success stories formatées qu’on nous sert à longueur de posts LinkedIn.

Quand on parle de la fortune d’Éric Larchevêque, les chiffres donnent le tournis. Selon le magazine Challenges, son patrimoine oscillerait entre 340 et 375 millions d’euros selon les années, le positionnant quelque part entre la 331ème et la 392e fortune de France. Pas mal pour un gars qui se moquait de lui au lycée parce qu’il « venait de la campagne et ne ressemblait à rien », comme il le raconte lui-même.

Mais voilà le truc : cette fortune est avant tout virtuelle. Elle provient essentiellement de ses parts dans Ledger, l’entreprise qu’il a cofondée en 2014 avec d’autres associés. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces 370 millions d’euros ne dorment pas gentiment sur un compte en Suisse. Ce sont des actions non cotées, difficiles à vendre, avec des décotes importantes si jamais il voulait les liquider. En gros, c’est du papier qui vaut cher en théorie, mais qui ne lui rapporte rien concrètement aujourd’hui. 📊

Je trouve ça captivant parce que ça illustre parfaitement la différence entre patrimoine et liquidité. Beaucoup d’entrepreneurs se retrouvent dans cette situation bizarre où ils sont « riches » aux yeux de l’administration fiscale, mais coincés dans leur propre création. Éric lui-même explique que son revenu annuel direct est de zéro puisqu’il n’est pas salarié de Ledger et ne touche pas de dividendes. Tout est réinvesti dans l’entreprise.

AnnéeEstimation ChallengesÉvénement clé
🗓️ 2021300 millions €Levée de fonds de 380M$ pour Ledger
🗓️ 2022350 millions €Expansion internationale continue
🗓️ 2023375 millions €Position consolidée sur le marché crypto
🗓️ Récent370 millions €Ajustement post-marché

Pour comprendre d’où vient cette richesse, il faut remonter le fil de son parcours entrepreneurial. Diplômé de l’ESIEE Paris en 1996, Éric a toujours refusé le salariat. Dès ses débuts, il crée France Cybermedia, puis en 1998 Montorgueil SAS, spécialisée dans les systèmes de paiement en ligne. La revente de Montorgueil en 2007 pour 22 à 25 millions d’euros marque son premier gros succès financier.

Mais c’est vraiment avec Ledger que la mayonnaise prend. Fondée en 2014, cette société développe des portefeuilles matériels ultra-sécurisés pour cryptomonnaies, ces petites clés USB qui protègent vos bitcoins mieux que n’importe quel coffre-fort traditionnel. Le timing était parfait : les cryptos décollaient, les besoins de sécurité explosaient. Résultat ? Ledger devient une licorne française, lève près de 500 millions d’euros, et sécurise aujourd’hui 22% de tous les bitcoins en circulation mondiale. Pas mal comme réussite, même si personnellement je trouve que le secteur crypto reste un terrain glissant niveau impact environnemental… 🌍

Ce qui m’impressionne, c’est qu’Éric a quitté Ledger en 2019, seulement cinq ans après l’avoir créée. Beaucoup auraient cramponné leur siège jusqu’au bout. Lui a préféré passer la main à Pascal Gauthier et examiner d’autres projets. Cette capacité à lâcher prise quand l’ennui s’installe, voilà quelque chose que je respecte profondément. Tous les cinq ans, il change de vie, refuse de s’installer dans une routine confortable. C’est sa définition de la liberté.

Éric Larchevêque : fortune, revenus et placement de sa richesse

Contrairement aux clichés sur les ultra-riches, Éric Larchevêque n’a aucun goût pour l’ostentation. Pas de jet privé, pas de Ferrari rutilante, pas de montre clinquante au poignet. Il vit dans un domaine en Sologne à Neuvy-sur-Barangeon, un bled de 1 000 habitants à 200 km de Paris, où il organise des sessions de coaching pour entrepreneurs. Son argent sert principalement à payer les salaires de sa dizaine d’employés.

Pourtant, il ne se prive pas totalement. Il y a quelques années, après un gros succès de Ledger, il s’est offert des vacances aux Maldives à plusieurs centaines de milliers d’euros pour quinze jours. Mais attention, il s’est juré de ne pas y retourner pour que ça reste exceptionnel et ne devienne pas naturel. Cette philosophie me parle : se faire plaisir quand on l’a mérité, sans que ça devienne une habitude qui finit par perdre tout son sel.

Pour lui, la vraie richesse réside dans le pouvoir de dire non. La liberté de faire ses courses sans regarder les prix, voilà ce qui compte vraiment. Pas besoin de claquer des fortunes dans des trucs tape-à-l’œil pour être heureux. D’ailleurs, tout son argent est placé en bitcoin selon ses propres dires dans Capital. Une conviction profonde dans les cryptos, mais sans chercher à devenir un porte-parole bruyant du mouvement. Il croit fermement que l’avenir appartient aux cryptomonnaies, point barre. 🔐

En 2021, Éric a vendu une partie de ses actions et payé près de 10 millions d’euros d’impôts via la flat tax. Oui, dix millions. Il insiste : quand il a des revenus, il paie ses impôts, point. Mais il s’oppose fermement à la taxe Zucman, cette proposition de taxer à 2% par an les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros sur les plus-values latentes.

Son argumentaire mérite qu’on s’y attarde. Si cette taxe était appliquée, il devrait verser 7 millions d’euros chaque année sur un patrimoine qui n’existe que sur le papier. Comment payer ces 7 millions sans cash disponible ? Soit vendre des titres avec un discount énorme et des problèmes de liquidité, soit emprunter annuellement. Imaginez le scénario catastrophe : payer 35 millions sur cinq ans, puis voir Ledger s’effondrer. Vous vous retrouvez avec une dette colossale sur quelque chose qui ne vous a rien rapporté. 💸

Je comprends son point de vue, même si la question reste complexe. Il ne s’agit pas de s’extraire de l’impôt, mais d’appliquer une fiscalité qui fonctionne concrètement. D’ailleurs, Ledger ne verse pas de dividendes car tout est réinvesti dans l’entreprise. Si demain il vendait pour 300 millions, il ne se verserait pas forcément tout cet argent mais le mettrait dans une holding pour le réinvestir dans l’économie. Une approche que partagent d’autres entrepreneurs à succès, comme Karim Zéribi dont la fortune illustre également ces dynamiques patrimoniales entrepreneuriales.

Aujourd’hui, à 51 ans, Éric continue d’investir dans des projets variés : Alan l’assurance digitale, La Paille d’O, ou encore 180 000 euros dans un libraire spécialisé en ouvrages anciens. Il participe aussi à « Qui veut être mon associé ? » sur M6 depuis 2020, où il applique sa philosophie d’investissement centrée sur les porteurs de projet plutôt que sur les projets eux-mêmes. Pour lui, 80% de la réussite repose sur la capacité de résilience de l’entrepreneur. Un projet prometteur sans équipe solide ? Aucun intérêt. 🎯

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