Selas Fleck & associés & Sasu Prado falque enchères​

Idée principaleDétail
🏛️ Transmission réussie de l’étude marseillaiseNicolas Pazzaglia reprend l’étude en 2023 après un processus structuré et progressif
💼 Constitution d’une équipe solide et cibléeRecruter sept professionnels aux rôles définis pour une croissance maîtrisée
🌱 Enchères et économie circulaire, un lien naturelValoriser l’existant en donnant une seconde vie aux objets, sans greenwashing
📊 Un volume d’activité significatif pour une étude généralistePlus de 10 000 objets adjugés et 300 ventes judiciaires chaque année
🚀 Digitalisation pour démocratiser l’accès aux enchèresLancer un nouveau site internet pour attirer un public plus large et varié
🎓 Projet d’académie des enchères, une ambition culturelleCréer un espace où des conservateurs de musées animent conférences et présentations d’œuvres

Je vais vous parler d’une étude marseillaise qui mérite qu’on s’y attarde : la SELAS Fleck & Associés et la SASU Prado Falque enchères.

Une structure qui, franchement, incarne bien ce que j’appelle une innovation utile — pas du bruit, pas du blabla, mais un vrai projet qui tourne.

Tout commence rue Goudard à Marseille, au sein de la Société Prado Falque Enchères, alors dirigée par Me François Fleck et Me Jean-Luc Assante. C’est là que Nicolas Pazzaglia débarque, commissaire-priseur depuis 2018, originaire de Nice. Son parcours est solide : études de droit, licence d’histoire, passage à l’école du Louvre, stage chez Artcurial. Autant dire qu’il ne débarque pas les mains dans les poches.

Il intègre d’abord l’étude comme commissaire-priseur judiciaire salarié. Puis les choses bougent. Un premier projet de vente de l’étude émerge dès 2020. En 2021, la décision est prise de tout céder — et non plus seulement une partie comme prévu initialement. Nicolas Pazzaglia saisit l’opportunité. Me Assante cesse toute activité, tandis que Pazzaglia devient associé à Me Fleck. En juillet 2023, la transition est actée officiellement.

Ce type de transmission, je l’ai vu dans d’autres secteurs : ça peut virer au cauchemar ou au modèle. Ici, ça ressemble clairement à la deuxième option. La structure garde son ADN tout en se modernisant. C’est exactement le genre de choix pragmatique que je respecte — aucun effet d’annonce, juste une transmission structurée et efficace.

En 2023, Nicolas Pazzaglia et Me François Fleck ne se contentent pas de co-diriger : ils étoffent l’équipe. Ils recrutent Lola Mateo, jeune commissaire-priseure fraîchement diplômée, et Emma Manzi, secrétaire du service judiciaire. À cela s’ajoutent Corinne Gaillard au secrétariat du service volontaire, Cyril Fagot comme clerc judiciaire et David Ducros au poste de garçon de salle. Sept professionnels aujourd’hui composent l’étude.

Je connais bien la tentation de rester une petite structure pour garder le contrôle. Mais ici, le recrutement est ciblé, chaque poste a un sens. C’est le genre de croissance maîtrisée qui construit quelque chose de durable — pas juste du volume pour impressionner. (Et non, je ne parle pas de lever des fonds en criant sur LinkedIn.)

Le processus de vente est lui aussi bien rodé. Voici comment il se déroule :

  1. Prise en charge des pièces à l’étude
  2. Estimation et fixation des prix de réserve
  3. Préparation des fiches descriptives et photos via un réseau d’experts
  4. Exposition publique avant la vente
  5. Vente en salle ou en live selon le format

Les belles pièces partent en ventes de prestige, les objets courants en ventes de semaine. Simple, lisible, honnête. Pour les grandes fortunes comme celle de Jean-Michel Aulas, ce type d’étude peut d’ailleurs jouer un rôle lors de successions patrimoniales ou de cessions d’actifs.

Ce qui m’a frappé dans le positionnement de Prado Falque enchères, c’est que Nicolas Pazzaglia l’assume clairement : la vente aux enchères s’inscrit dans les grandes tendances actuelles. Seconde main, économie circulaire, consommation responsable — le commissaire-priseur n’est plus seulement un marteau et un pupitre. Il devient un acteur de la sobriété intelligente.

Et franchement, c’est une lecture que je partage. Donner une seconde vie à des objets, éviter la surproduction, valoriser l’existant : ça, c’est concret. Pas du greenwashing, pas un logo vert collé sur un catalogue. C’est le fond même du métier.

Type de venteFréquenceSpécificité
🔴 Vente en liveMensuelleFormat dynamique et accessible en ligne
💎 Vente bijoux et prestigeToutes les 6 semainesPièces sélectionnées, haute valeur
📦 Vente couranteToutes les 2 à 3 semainesObjets du quotidien, large public
⚖️ Ventes judiciaires+300 par anMandats légaux, expertise juridique

L’étude réalise chaque année environ 30 ventes volontaires, plus de 10 000 objets adjugés et plus de 300 ventes judiciaires. Ce n’est pas rien pour une étude de province généraliste — avec des spécialisations limitées mais assumées : numismatique, bibliophilie et philatélie.

Un nouveau site internet a été mis en place pour fluidifier l’accès aux ventes. C’est un signal clair : l’accessibilité est au cœur du projet. L’objectif affiché de Nicolas Pazzaglia est de démocratiser les enchères, d’attirer un public plus large, quels que soient le budget ou les goûts. J’aime cette approche — elle rappelle que l’innovation utile n’est pas réservée aux startups de la tech.

Sur le plan du marché, les tendances sont instructives. Les œuvres des XVIIIe et XIXe siècles se vendent mal aujourd’hui, tandis que les montres et objets de design suscitent davantage d’engouement. Le marché parle, l’étude écoute. Comme Arthur Mensch chez Mistral AI, ceux qui réussissent sont ceux qui lisent les signaux du marché avant les autres.

Côté description des objets, la priorité est donnée à la précision et à la transparence. Pas de mauvaises surprises, pas d’approximations : la confiance se construit sur des faits, pas sur des promesses. Et pour les successions, l’étude va jusqu’à mettre en relation ses clients avec des transporteurs. Un service complet, sans superflu.

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Enfin, et c’est le projet qui m’a le plus intrigué : Nicolas Pazzaglia nourrit l’ambition de créer une académie des enchères, où des conservateurs de musées viendraient présenter des œuvres et animer des conférences. L’idée ? Éveiller les consciences au beau et à l’esthétique. Une belle façon de prouver qu’une étude de province peut porter des projets culturels ambitieux — et que le marteau du commissaire-priseur peut aussi servir à ouvrir des portes.

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